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vendredi 26 février 2010
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Par Elus Communistes & Citoyens Avion 62210 le vendredi 26 février 2010, 10:30
mercredi 10 février 2010
Salaires ou profits : la contradiction explose
Par Elus Communistes & Citoyens Avion 62210 le mercredi 10 février 2010, 23:23

Que diriez-vous des arguments ultimes de la Droite ?
"Nous sommes dans une compétition internationale, une concurrence forte de la Chine, des pays de l'Est et nous devons être compétitifs ! Pour préserver l'emploi en France il faut baisser les charges des entreprises et le cout du travail sinon les investisseurs s'en iront là où c'est moins cher.. Les profits ne sont-ils pas les investissements de demain ? Tout le monde politique voir pour partie syndicale , convient qu'il faille s'adapter. Etc..Etc…."
Notons que ces arguments sont souvent repris par les médias d'où se déclinent ensuite la nécessité de revoir la protection sociale, les retraites et la fiscalité pour faire face. Ils appellent ça des réformes !!! De mon point de vue, il n'y a et il n'y aurait pas de disparition des entreprises car malgré les reculs que nous subissons notre pays est solvable pour les marchés grâce justement à ce qu'ils veulent réduire. La crise l'a démontré ! La droite et le patronat cherche le moyen de ne plus mettre, voir de réduire le plus possible pour garder une légitimité citoyenne, le passage dans le circuit les prélèvements solidaire et fiscales sur les richesses créées par les entreprises. Et encore faut-il s'entendre sur ce que sont les entreprises ?
25 ans d'exonération de cotisations ou de détaxation des entreprise n'ont pas réduit le chômage et encore moins la précarité et la pauvreté !!! Je prends souvent l'exemple des contrats bleus de la CAF, une des branches de la Sécu. Déficit oblige, c'est moins de subventions pour les centres de loisirs municipaux donc des dépenses plus élevées pour les communes et les familles. Et je n'oublie pas le cout des dépenses de santé et de mutuelle si tu en a encore les moyens !!! Tout ça se niche dans le quotidien et cela devient insupportable !!!
Pour combattre et espérer des changements d'orientation ou des réformes progressistes : Front De Gauche et Union à Gauche l'un ne doit pas aller sans l'autre !!!
Alors ces arguments ultimes qu'en faisons-nous ???
Qui va maintenant financer les projets culturels ? Par Jack Ralite (groupe CRC-SPG) Réforme des collectivités territoriales : compétences
Par Elus Communistes & Citoyens Avion 62210 le mercredi 10 février 2010, 23:14
Réforme des collectivités territoriales : compétences - L’article 35 de ce projet de loi nous oblige à poser cette question simple, mais dramatique : qui financera les projets culturels ?
En effet, même s’il n’y paraît peut-être pas, ce soir, en l’absence du ministre de la culture, si le vote intervient dans le sens souhaité par la commission et le Gouvernement, le budget de la culture de l’année prochaine dans sa structure et ses montants actuels n’existera plus !
Il s’agit ce soir d’un vote capital, masqué par une discussion technocratique qui fragmente sans cesse les enjeux. Telle est d’ailleurs la technique habituelle du Gouvernement, qui occulte ainsi la limpidité de ses mauvais coups !
M. Jean-Jacques Hyest, président de la commission des lois. Mais non !
M. Jack Ralite. L’État diminue ses financements. Les collectivités territoriales sont empêchées de se substituer à lui, et même contraintes de réduire leur propre engagement. Ce soir, mes chers collègues, nous discutons de la totalité du budget national de la culture ! Et ceux qui voteront l’article 35 se prononceront pour la diminution de ces crédits. C’est la première fois depuis 1959 ; je pourrais remonter plus haut, mais je me limiterai à la Ve République !
Il s’agit ce soir d’un vote capital, masqué par une discussion technocratique qui fragmente sans cesse les enjeux. Telle est d’ailleurs la technique habituelle du Gouvernement, qui occulte ainsi la limpidité de ses mauvais coups !Ce ne seront plus ni les régions ni les départements qui financeront les projets culturels, puisque l’article 35 vise à supprimer la clause générale de compétence. Or, c’est cette dernière, et elle seule, qui permet aux collectivités territoriales de consacrer une partie de leur budget à l’action culturelle.
En effet – je ne vous apprends rien, mes chers collègues, mais il faut tout de même le signaler –, la culture ne fait partie des compétences obligatoires d’aucune collectivité territoriale !
Cet article précise également qu’une compétence attribuée à une collectivité ne peut être exercée par une autre. Or, compartimenter de façon trop précise les compétences en matière de culture pourrait conduire à un assèchement de la vie culturelle dans les territoires, alors que celle-ci s’est d’abord construite grâce au volontariat des collectivités et à un consensus entre celles-ci, État compris, qui ne reposait pas sur l’interdiction de faire, mais sur la liberté d’entreprendre, ensemble !
Je tiens ici le livre de 526 pages édité par le comité d’histoire du ministère de la culture à l’occasion des cinquante ans de cette institution (M. Jack Ralite brandit un ouvrage), qui a été présenté ici même, au Sénat, en présence d’une foule nombreuse et d’opinions variées. C’est là une gloire, certes modeste, mais bien réelle, d’une histoire à laquelle vous portez un grand coup si l’article 35 est voté ! Je le répète, il ne s’agit pas ce soir d’un petit vote technique, mais d’un grand vote politique, contre la culture et la création !
Un délai de douze mois est fixé pour que soient réparties les compétences entre les collectivités. Je m’interroge : pourquoi attendre aussi longtemps ? Le présent projet de loi n’était-il pas finalement le plus à même de définir ces compétences ?
Enfin, comme si cela ne suffisait pas, les financements croisés entre les collectivités se trouvent limités. C’est ignorer, ou alors, ce qui est bien plus grave encore, négliger que les projets culturels sont en majorité financés à la fois par les départements, les régions et les communes, et que l’État y participe souvent !
Réduire le financement culturel à une seule collectivité constitue une véritable aberration, qui mènera à la disparition de projets culturels locaux d’importance et de qualité. Dans le domaine artistique et culturel, de très nombreuses structures, festivals et compagnies, dont l’économie générale demeure plutôt fragile, bénéficient de financements croisés.
Qui peut apprécier l’intérêt de leur démarche, sinon les collectivités qui les soutiennent ? Le champ culturel est par nature divers, en termes de domaines et de disciplines, mais aussi du point de vue de sa structuration économique et territoriale. Une partie de son économie repose sur les efforts constants et conjugués des collectivités et sur l’approfondissement de stratégies de mutualisation et de solidarité entre organismes artistiques et culturels.
Ainsi, face aux inquiétudes réelles et fondées du monde de la culture, le ministre en charge de ce domaine, qui est absent ce soir – c’est scandaleux, je n’hésite pas à le dire ! – se déclare « attentif » à cette question et affirme « ne pas souhaiter renoncer à la participation de tous les échelons locaux au financement de la culture ».
Et le Président de la République de nous rassurer, ou du moins de tenter de le faire, lors de ses vœux au monde de la culture, le 7 janvier 2010, en déclarant qu’il ne toucherait pas aux compétences culturelles des collectivités. Lors d’une réunion récente au Sénat, son directeur de cabinet a affirmé de même vouloir nous « rassurer » au motif qu’il serait « attentif » à ce problème. Toutefois, le vote de ce soir ne sera ni attentif ni rassurant : il sera meurtrier !
On nous laisse entendre que la culture pourrait faire partie de ces exceptions prévues par l’article 35 et demeurer une compétence partagée. Ces déclarations ne parviennent pourtant pas à dissiper nos inquiétudes. Le Gouvernement nous a trop souvent montré que ses promesses ne le liaient guère ; nous n’aurons donc de cesse de nous battre tant que celles-ci n’auront pas été suivies d’effet, car cet article du projet de loi fragilise la tenue et le développement de la culture française.
M. le président. Veuillez conclure, monsieur le sénateur.
M. Jack Ralite. Je rappellerai tout de même quelques éléments, car ils sont importants : derrière ce projet de loi, y a la RGPP, dont on ne parle pas, ainsi que l’article 52 du projet de loi de finances pour 2010 relatif à la dévolution du patrimoine, un frère siamois du présent article 35. Avec ces deux dispositions, hypocritement, sans en avoir l’air, on casse les projets culturels ! (Marques de lassitude sur les travées de l’UMP.)
Tout à l’heure, j’ai entendu le Gouvernement et la commission affirmer qu’il était tout à fait normal que les préfets exercent un pouvoir de nomination. (M. le président de la commission des lois se récrie.) Après tout, le Président de la République désigne bien le président de France Télévisions ! (Sourires sur les travées du groupe CRC-SPG.) Ma parole, ils veulent nommer tous les responsables !
M. le président. Il faut absolument conclure, mon cher collègue.
M. Jack Ralite. C’est que je parle du Président de la République sur ce ton qui vous gêne, monsieur le président ?
M. le président. Votre temps de parole est dépassé, monsieur Ralite !
M. Jack Ralite. Je regrette que nous consacrions si peu de temps à la culture lors de l’examen d’un projet de loi où, certes, elle ne devrait pas figurer, et à propos duquel on nous empêche d’en discuter !
Pour conclure, je n’évoquerai ni Jean Vilar ni les autres hommes de gauche qui ont tant fait pour la culture, et pour la nation tout entière, mais Jacques Duhamel. Celui-ci, lors d’une intervention à l’Assemblée nationale, le 28 mai 1971, affirmait : « Il s’agit maintenant pour l’État et les collectivités locales d’agir de manière harmonieuse et complémentaire, sans esprit de concurrence ou de méfiance. »
M. Jean-Jacques Hyest, président de la commission des lois. C’est ce que nous voulons faire !
M. Jack Ralite. En culture, l’État se désengage et oblige les communes à agir de même. Je lui souhaite bien du bonheur !
jeudi 25 décembre 2008
Ecoles, Audiovisuel, Travail du Dimanche, La Poste : Sarkozy manoeuvre face aux résistances qui s'organisent
Par Elus Communistes & Citoyens Avion 62210 le jeudi 25 décembre 2008, 10:29

Lycées, audiovisuel, travail du dimanche, Poste: sur tous ces dossiers, Sarkozy, mis en difficulté, manoeuvre, louvoie, temporise. Mais ce n'est pour lui que partie remise. « Le gouvernement n'observera aucune pause dans les réformes en 2009 » vient de prévenir le premier ministre. Et Le Figaro annonce déjà que le Chef de l'Etat , lors de ses voeux du 31 décembre, va « amplifier le mouvement ». Nous voilà prévenus! Sur La Poste, par exemple, Sarkozy ne vient-il pas d'avaliser la position de la commission Ailleret, qui propose la transformation de l'entreprise publique en société anonyme. Il a indiqué que La Poste « changerait de statut », en s'ouvrant aux capitaux, notamment de la Caisse des Dépôts et consignations. Une privatisation qui n'ose pas dire son nom.
vendredi 14 novembre 2008
Avion et son monument aux morts pacifiste au coeur de la commémoration du 90 ème anniversaire de la fin de la Guerre 1914 - 1918
Par Elus Communistes & Citoyens Avion 62210 le vendredi 14 novembre 2008, 18:24

L’inscription « tu ne tueras point » est inspirée du Décalogue.
- L’autorisation d’érection n’avait été accordée qu’à la condition que soit effacé ce texte. Malgré sa promesse, la municipalité n’en fit rien (il faut toutefois noter que le jour de l'inauguration, l'inscription n'y figurait pas encore!).
- L’ensemble fait de ce monument un manifeste nettement et ouvertement pacifiste.
- C'est le seul monument aux morts du Pas-de-Calais a dénoncé clairement la barbarie de la guerre.
- Ce geste politique n'est pas vraiment de bon ton à l'époque, et d'ailleurs l'inauguration se déroula fort modestement dans la grisaille de décembre en l'absence des autorités habituelles (représentant de l'Etat, de l'armée, hommes politiques).
- On estime en effet généralement que le monument aux morts doit être une exaltation du courage et de l'abnégation du Poilu, il doit être une tombe commune aux enfants du pays tombés pour la défense de la Patrie, mais il ne doit pas être une réflexion sur la barbarie de la guerre, car cela remettrait en cause sa nécessité, ce que les autorités ne veulent pas.
- Le sous-préfet déplora donc le caractère défaitiste du monument d'Avion pour en condamner le sens, mais voilà, aujourd'hui encore la Déesse de la guerre reste figée d'effroi sur le monument d'Avion.
vendredi 18 mai 2007
GUY MOQUET : Fils de Cheminot Communiste
Par Elus Communistes & Citoyens Avion 62210 le vendredi 18 mai 2007, 16:22
COMMEMORER RESTE UNE NECESSITE POUR NE PAS OUBLIER POURQUOI LES GUERRES ONT COMMENCE !!!
Guy Môquet (né à Chanteloup dans la Manche en 1924 et mort le 22 octobre 1941) est un militant communiste qui figure parmi les otages fusillés du camp de Châteaubriant.
Le père et l'oncle : Prosper et Henri Môquet
Guy Môquet était le fils d'un cheminot, député communiste du XVIIe arrondissement de Paris Prosper Môquet. Le parti communiste ayant été dissous par Édouard Daladier en septembre 1939, Prosper Môquet est arrêté le 10 octobre 1939, déchu de son mandat de député en février 1940 et plus tard déporté dans l'un des camps de concentration français en Algérie. Le frère de Prosper, Henri était concierge au siège du parti communiste. À la fin de l'été 1940, il est intégré dans le dispositif clandestin du parti.
Biographie
Guy Môquet était lycéen au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes. Après l'occupation de Paris par les Allemands et l'instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande ardeur militante pour coller des papillons dans son quartier dénonçant le nouveau gouvernement et demandant la libération des internés. Il est arrêté à 16 ans le 13 octobre 1940 au métro Gare de l'Est par des policiers français qui recherchaient les militants communistes. Les policiers le passent à tabac pour qu'il révèle les noms des amis de son père.
Emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il est ensuite transféré malgré son acquittement au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d'autres militants communistes.
Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire-inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes « pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français » : 18 emprisonnés à Nantes, 27 à Châteaubriant et 5 Nantais emprisonnés à Paris.
Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les 27 otages s'y appuient, refusent qu'on leur bande les yeux et donnent leur vie en s'écriant « vive la France ! ». Guy Môquet est le plus jeune. Il est abattu à 16h00. Article détaillé : Représailles après la mort de Karl Hotz.
Avant d'être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents. Le jeune frère de Guy Môquet, Serge, âgé de 12 ans en 1941, fut traumatisé par la mort de son aîné et ne lui survécut que quelques jours.
La dernière lettre de Guy Môquet est une lettre d'adieu destinée à sa famille proche.
Texte intégral Cliquer sur cette photo ci-contre
« ... Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! ... »
Hommages
En hommage, une rue et une station du métro parisien portent son nom depuis 1946. De nombreux autres équipements municipaux ou rues à travers la France sont baptisées du nom de Guy Môquet, comme un lycée à Châteaubriant. La municipalité de Nantes, a renommé une artère le Cours des 50-Otages après la guerre. Louis Aragon lui a dédié, avec trois autres résistants (Gabriel Péri, Honoré d'Estienne d'Orves et Gilbert Dru, soit deux chrétiens et deux communistes), son poème La rose et le réséda, qui contient les célèbres vers : « Celui qui croyait au Ciel / Celui qui n'y croyait pas ».
Bibliographie
* Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la Jeunesse, Éditions Sociales, 1972 (ISBN 2209053722) * Pierre-Louis Basse, Guy Môquet, une enfance fusillée, Stock, 2000 (ISBN 2-234-05271-8) * Articles « Prosper Moquet », « Henri Môquet », « Charles Michels », « Jean-Pierre Timbaud » ; du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (le Maitron), Éditions Ouvrières * Lettres des fusillés de Châteaubriant, Amicale de Châteaubriand Voves-Rouillé, 1989

